"On peut tirer plus d'utilité d'une partie perdue que de 100 parties gagnées." Capablanca

Le 29/01/2018 à 23:43

Auteur : Hugo

Nationale 4, nous voilà...;-(

Après la victoire obtenue au forceps à la ronde 5, il nous fallait ce week-end confirmer en obtenant une 2e victoire.

Nous ne l'espérions pas le samedi, car nous jouions contre le JEEN, 2e du classement, qui alignait cependant une équipe amoindrie avec "seulement" trois 2100 et deux 2000, mais il nous manquait aussi plusieurs de nos cadres, ce qui donna l'occasion à Hervé, Mathieu et Paul (après son bon match nul de la ronde 5) d'intégrer l'équipe. Avec mon modeste 1724, je me retrouvais ainsi au 4e échiquier contre un joueur classé à peine 386 points mieux que moi (pour l'anecdote, le Numéro 7 Soudanais...)

Il n 'y eut pas de miracle.

Mathieu domina un adversaire inexpérimenté, et aurait pu gagner rapidement, mais il prit le temps de torturer son adversaire avant que celui-ci ne rende les armes.

Ce fut le seul point marqué par Potemkine en cette après-midi grise de janvier.

Paul et  Hervé perdirent assez vite.

Avec les noirs, contre un joueur qui jouait ses coups quasiment à tempo, je sortis de l'ouverture (sicilienne Najdorf avec Fg5) dans une position égale, mais j'évaluai mal la position et je refusai un échange de tours qui aurait aplani la position ; dès lors le roi blanc devint hyperactif et je dus m'incliner.

Aurélien rata un coup apparemment gagnant et m'imita peu après. Puis ce fut le tour de Karim qui aurait pourtant pu aussi l'emporter, d'après la tête que faisait son adversaire lors de l'analyse.

Il restait Boualem, qui avait une qualité de moins mais un pion de plus avancé protégé par son fou et une position fermée.

Position archi-nulle, mais son adversaire fit faire trois fois le tour de l'échiquier à sa tour, jusqu'à ce que Boualem, un peu irrité par cet acharnement,  commette une erreur fatale en ne protégeant plus son pion, et sa position s'écroula, avec une 2e gaffe.

Georges avait une position solide, contre un 2000 qui avança imprudemment sa tour que Georges aurait pu capturer avec son cavalier. Mais Georges préféra une autre variante, moins convaincante, lui donnant un pion (+1 selon "la machine"), et puis il oublia de défendre un cavalier et abandonna quelques coups après, non sans quelques mots échangés avec un adversaire qui auraient sans doute eu une suite il y a quelques siècles dans un endroit discret un matin à l'aube avec 2 témoins de chaque coté...

7-1, nous nous quittâmes avec la ferme intention de laver cet affront dès le lendemain.

 

Car nous jouions Asnières, une équipe à priori "prenable". Mais qui avait gagné la veille contre Carré Magique, et nous comprimes vite pourquoi en voyant leur équipe débarquer, manifestement bien renforcée...

deux 2200, un 2100, trois 2000, un 1900, un 1700... malgré le retour de Thomas et Bruno, nous accusions 200 points de déficit sur chaque échiquier en moyenne, seul Georges avait un adversaire dans ses cordes.

Pierre donna le ton en laissant s'introduire la Dame blanche  sur la case c7, avec un fou en prise et un roi sans défense au centre de l'échiquier, erreur fatale immédiatement sanctionnée.

Bruno, arrivé comme d'habitude en retard, ne joua pas longtemps, sans doute victime d'une gaffe, je ne vis rien de sa partie.

Thomas avait lancé ses pions à l'attaque du roque adverse, mais là aussi avec un roi non protégé, il perdit rapidement.

3-0,  c'était mal parti.

Puis 4-0 avec la défaite de Boualem contre leur joueur le mieux classé, Jean-Pierre Mercier, l'ex brillant chroniqueur échiquéen de Libération, (à qui j'expliquais que j'ai acheté Libé pendant des années uniquement pour sa chronique, véridique).

Aurélien faisait face à un ex président de la FFE qui lui joua un gambit Benko (je ne l'enviais pas, j'ai horreur du gambit Benko), avec du matériel en plus contre l'initiative, Aurélien parvint à tenir la position, et la partie se termina par une nulle méritoire, suscitant un peu d'agacement chez son adversaire dépité.

Dans une est-indienne avec les Blancs, je tentai une avancée de pion qui avait l'air très forte, sans voir la bonne réponse possible, que joua mon adversaire, et je donnai la qualité contre 2 pions, dans une position très fermée. Mon adversaire refusa la nulle et après l'échange des Dames, ouvrit le jeu sans voir que cela libérait 2 pions blancs liés dangereusement avancés. J'aurais pu gagner en 5 coups, il m'en fallut 10 de plus, mais je marquai le point.

Georges tint bon dans une finale de tours et signa la nulle.

Je dus ensuite partir sans voir Karim s'incliner après avoir eu une position qui semblait équilibrée.

5-1...

Les carottes sont presque cuites, il nous reste un match contre Issy, la meilleure équipe du groupe, et un autre contre Neuilly, plus jouable.

Il nous faut 2 victoires...

Ou au moins une, et espérer un désistement qui nous permettrait de nous maintenir.

Deux citations à méditer pour terminer, faites votre choix entre...

le réalisme de Pythagore : "N'entretiens pas l'espoir de ce qui ne peut être espéré"

ou le romantisme de Musset : "Les plus désespérés sont les chants les plus beaux, et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots..."

 


Commentaires

Ajouter un commentaire


Karim le 31/01/2018 à 13:18

Extrait du règlement du championnat de France des clubs: "En cas d'égalité de points de matchs, on utilise les résultats réalisés entre elles par les équipes à départager (points de match, puis différentiel, puis points "pour")"Sachant qu'on a 4 points de retard sur Montreuil et Asnières, à moins de gagner nos deux parties et qu'une des deux équipes aie une défaite à 0 points (défaite administrative), nous ne pouvons pas faire mieux que 8e, ça me semble mal embarqué :(Quelques compléments concernant mes parties:- Le samedi, je joue très bien l'ouverture et ai l'occasion de déroquer mon adversaire et de maintenir la pression sur sa position. Je ne vois pas la meilleure suite et joue autre chose, la position reste tendue, mais m'a demandé un investissement en temps de réflexion un peu trop élevé (il devait me rester moins de 10 minutes au 15e coup). J'échange ensuite les dames défavorablement et ne peux pas tenir la finale.- Le dimanche, mon adversaire rentre dans une ligne que je ne maîtrise pas du tout (1. d4 g6 2. c4 Fg7 3. Cc3 c5 4. d5 Bxc3 5. bxc3 f5 ), et je me retrouve avec une position assez horrible à jouer avec très peu de jeu pour mes pièces. A un moment, je choisis de sacrifier un fou pour me donner un peu de contre jeu. Mon adversaire garde l'avantage, mais doit faire très attention du fait de mes pions avancés. Dans la 5e heure de jeu, ce qui devait arriver arriva, et mon adversaire craque, me donnant la possibilité d'une victoire inespérée. Cependant, je joue à mon tour un coup totalement faux, et finit par m'incliner (l'évaluation du PC est passée de -1 à +5 puis à -5 en 1 coup...)

Aurélien le 30/01/2018 à 09:53

Il y'a deux ans : La situation était désespéréeIl y'a un an La situation était désespéréeEt à chaque fois nous nous sommes finalement maintenus en N3 ! Jamais deux sans trois :-)